Les images des incendies nous parviennent de toutes parts. Les plus grands incendies de l’histoire de l’État espagnol font rage, et les images des flammes dans les Landes sont elles aussi terrifiantes. Plusieurs régions sont en proie aux flammes. Les incendies se produisent chaque année ; ce n’est pas une nouveauté, mais cette situation doit nous préoccuper : année après année, les incendies sont plus nombreux et plus importants, et les températures ne cessent d’augmenter. La crise climatique et le réchauffement planétaire sont des phénomènes indéniables. La situation devient insoutenable, et le capitalisme est à l’origine de tout cela.
Pourquoi affirmons-nous que c’est le capitalisme qui est à l’origine de cette situation? 1. Parce que le modèle de production capitaliste repose sur le profit privé et l’anarchie du marché. Cela conduit à une production irrationnelle et incontrôlée, entraînant une relation totalement inégale et irresponsable entre l’humanité et la nature. 2. Des intérêts économiques se cachent derrière bon nombre de ces incendies. Brûler de vastes étendues de forêts et de terres est avantageux d’un point de vue capitaliste, car cela permet ensuite d’y développer des activités commerciales. Les incendies entraînent la perte de nombreuses terres destinées à l’agriculture et à l’élevage, mais ce qui constitue une perte pour certains peut être une source de profits pour d’autres. 3. Les services publics ne disposent pas de ressources suffisantes pour lutter contre les incendies. Ils n’allouent pas suffisamment de moyens ni à la prévention des incendies, ni aux pompiers.
De nombreux gouvernements capitalistes nient le changement climatique et ont procédé à des coupes budgétaires. Le fascisme veut faire porter la responsabilité de ce qui se passe sur l’écologisme. Il a reporté la justification de ses actes à plus tard. Comme nous l’avons mentionné, ce sont le fascisme et l’extrême droite qui ont promu les politiques capitalistes les plus sauvages. Ce sont eux qui placent la « liberté » du marché au-dessus de tout et qui sont les principaux responsables du démantèlement du système public. Comme on le voit clairement, la social-démocratie n’est pas non plus une solution. Des années de gouvernements sociaux-démocrates en sont la preuve. Ils considèrent le capitalisme comme légitime et sont incapables de provoquer des changements de fond. Toutes ces défaillances sont mises à nu à chaque fois que des catastrophes écologiques se produisent.
Tout cela exige un changement fondamental: une planification globale et rationnelle des ressources et de l’économie, subordonnée aux besoins de la classe ouvrière. Une planification qui favorise une relation durable et à long terme entre l’humanité et la nature, et qui garantisse la protection des écosystèmes. Un système public fort qui rassemblera toutes les ressources nécessaires et placera les travailleurs au cœur de ses préoccupations. Nous devons ouvrir la voie au socialisme avant qu’il ne soit trop tard. Il est important d’être à l’avant-garde de tout ce qui se passe, de soutenir la classe ouvrière, de protéger les écosystèmes et de défendre les ressources publiques. Ce n’est qu’ainsi que nous parviendrons à diffuser la conscience socialiste, indispensable pour faire face à l’urgence climatique.